Fabien Queloz est un photographe Suisse, qui nous propose avec son travail, de magnifiques photos de nus artistiques, où la sensualité et la féminité sont mises en valeur avec beaucoup de goût et de douceur.


Bonjour Fabien, peux-tu te présenter ?

Bonjour, Fabien Queloz, bientôt la quarantaine, père de famille, j'habite en Suisse mais j'ai la bougeotte.. Je photographie un peu partout.

Aujourd'hui photographe de métier, j'avoue avoir mes domaines de prédilection; la féminité et le nu étant l'apogée de mon plaisir de création. Je travaille mais je rêve encore plus. C'est peut-être ça qui me tient à flot. Créer et mettre en place mes projets, préparer ma sélection de pellicules, contacter puis construire un projet avec et autour d'une Femme est un cadeau de la vie, chaque fois.


Depuis quand fais-tu de la photographie et qu'est ce qui t'as donné envie de t'y mettre ?

Suite aux activités scolaires en photographie (1989, argentique), j’ai obtenu mon premier réflex analogique qui me suivit dans mes périples d’amateur, principalement lors de voyages.

J’ai commencé un travail, j'ai été de plus en plus assidu dans le nu artistique dès 2009. Je me suis, à proprement parlé, « lancé » dans le sujet à cœur ouvert. Le déclic fut la rencontre de ma femme Anya et des nombreux projets que son origine ukrainienne et son activité dans son agence rendirent possible. Afin de progresser et apprendre, j’ai pris part à un workshop donné par Bryon Paul McCartney (USA) en 2010. Bien que nos approches soient différentes, il m’a donné une vraie base consistante et efficace pour construire mes premiers projets personnels, ainsi qu’avec l’aide précieuse de Dave Kai Piper (UK).

J’ai ensuite beaucoup photographié des nus, autant en Suisse, qu’en Ukraine ou en Italie. Travaillant alors à l’époque à 100% et étant papa, les traitements photos se passaient fréquemment de nuit. Ce n’est qu’au début 2012 que je quitte mon travail pour me lancer à 100% dans la photographie, en composant entre l’alimentaire et l’artistique. La barque tient le coup. Je donne aujourd'hui moi-même des stages.


Que trouve-t-on toujours dans ton sac photo ? Et quel matériel rêverais-tu d'avoir dans ton sac ?

Avant, on y trouvait mon Canon 5D Mark II. Il reste actuellement la plupart du temps à la maison.

On trouve à présent dans mon sac des bobines de films 120. Un joli petit choix, en vrac comme de jolis bonbons colorés, que l'on aime, en temps qu'éternel enfant, déballer avec des yeux brillants. Quel bonheur! Et des gros appareils mécaniques et analogiques, Pentax 67II, Moskva 5, Kiev 88, Contax 645.. différentes solutions pour obtenir ce que je cherche dans ma photographie.

Je n'ai pas de souhait précis par rapport au matériel, mais une certaine avidité à expérimenter. Je dirais alors que les prochaines tentations pourraient me mener au grand format!


Des anecdotes amusantes ou touchantes concernant un de tes shootings / une de tes photos ?

En Ukraine, j'ai beaucoup travaillé le nu artistique en extérieur. Pour une des séances, j'ai voulu accéder à un étang naturel dans une réserve, afin de photographier ma modèle au milieu de nénuphars. A l'orée de la forêt, le garde m'a averti. Il m'a dit: vous tiendrez 5 minutes. Nous avons tenus 10 minutes. Il m'a fallu des heures de retouches pour enlever les énormes piqûres de moustiques sur le corps d’Anastasiya.

Leçon: ne jamais s'accrocher à une idée si l'on sent que cela va planter. Immédiatement s'adapter.


Un accessoire fétiche ou une petite astuce à nous proposer ?

Pas d'accessoires en tête. Mais j'aime le côté astuce. Je dirai de faire régulièrement l'exercice suivant: choisissez un sujet: portrait, glamour, paysage, architecture. Donnez-vous une heure de prise de vue et n'appuyer que 5 fois sur le déclencheur.


Quel est ton flux de production photographique (de l'idée à l'image finale) et quel place prend la retouche dans ton travail ?

Suivant le sujet, l'endroit, la météo, le thème, je vais choisir mes pellicules noir-blanc ou couleur, puis leur sensibilité, et enfin le type/marque pour assurer le résultat recherché sans avoir besoin de retouche. Le grand avantage de la photographie analogique est que la pellicule offre des textures de peau par exemple qui gomment la plupart des défauts. La retouche sur négatifs est pratiquée, ou était, je dirais. Je scanne moi-même mes négatifs ensuite. La plupart du temps il n'est pas nécessaire de retoucher le scan, mais un petit ajustement des courbes est bienvenu afin d'obtenir la densité finale désirée.

Soigner ses prises de vues et régler votre appareil en 100% manuel permet un flux contrôlé et limite un maximum les retouches importantes par la suite. Dans cet exemple: cheveux (ça j'aurais pu éviter!), coude, veines, main et courbe hanche gauche. Vous l'aurez compris, le choix du modèle est essentiel lors de mandats...

Si vous travaillez avec des personnes à la plastique moins parfaite, soignez vos poses afin de limiter les plis ou autres effets visuels qui pourraient être dûs à une mauvaise position.

Avant / Après

Avant / Après


Quel conseil donnerais tu à un débutant ?

Le meilleur conseil que j'ai à donner est celui qui est impossible à suivre lorsqu'on est débutant: ralentir !

Prendre le temps de créer et de réfléchir, sans lever l'appareil mais en tentant de sentir ce que la photo pourra donner. Prendre le temps de composer. Réfléchir. Recommencer s'il le faut. Prendre une dizaine de photos distinctes et bien posées. Travailler sa technique hors séance photo, c'est trop tard à ce moment-là. Bref, tout ce que je ne faisais pas quand je débutais, mais qui m'aurait fait avancer plus vite, paradoxalement...


Dans ton portfolio, quel est ta photo préférée ou ta série, et pourquoi ?

J'aime cette image pour sa force et le caractère qui s'en dégage. Mais avant tout car elle rassemble différentes conditions qui me permettent de dire que cette création fût réussie. En premier, cela faisait de nombreux mois que je voulais créer dans cet espace naturel avec une modèle. Ensuite, j'ai utilisé pour la première fois un vieil appareil de 1959, à objectif rétractable, fournissant de magnifiques négatifs de 6cm x 9cm.

De plus, sur les 3, c'est l'unique utilisable, l'avance du film ayant rencontré des problèmes. Enfin, Erika Pirl, magnifique danseuse, à su faire corps avec cet arbre mythique, greffé à son dos telles des ailes. Elle y est sensuelle, mystérieuse. Le format 6x9 ajoute de l'ampleur. Et le lieu est magique. Le tout couronné par beaucoup de chance et d'improbabilité font que j'aime cette photo, sans pouvoir dire qu'elle est finalement ma préférée.. ;-)


Pour découvrir plus en détail le travail de Fabien Queloz , n'hésitez pas à visiter son site et à suivre sa page Facebook, Elle Studio / Fabien Queloz Photography.


Publié le 25 décembre 2012


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Nom : Fabien Queloz
Site web : Fabien Queloz


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